Nous connaissons presque tous ce moment. Vous tournez la tête à droite, puis à gauche, et avant même la fin du second salām, votre main cherche déjà votre téléphone. La prière est terminée, mais les quelques minutes qui suivent comptent parmi les dons les plus paisibles de la journée, et le Prophète ﷺ les remplissait du rappel de Dieu.
Ce guide présente les adhkār (formules de rappel) qu’il prononçait après les prières obligatoires, dans un ordre simple que vous pouvez apprendre une étape à la fois. Chacune est accompagnée de l’arabe, d’une translittération, de son sens et de sa source, pour que vous sachiez ce que vous dites et pourquoi. Là où les savants divergent sur les détails, les principales positions sont présentées côte à côte.
En bref
Pourquoi les minutes qui suivent le salām comptent
Le Coran relie directement la fin de la prière au rappel : « Lorsque vous avez achevé la prière, souvenez-vous de Dieu, debout, assis ou couchés sur le côté » (Coran 4:103). La prière n’est pas censée se terminer comme une porte qu’on claque. Elle doit déborder sur le reste de la journée. (Si la prière elle-même vous semble souvent précipitée, notre guide sur le khushūʿ dans la prière complète bien celui-ci.)
L’un des récits les plus émouvants au sujet de ces adhkār commence par une plainte. Des Compagnons parmi les plus pauvres vinrent trouver le Prophète ﷺ et lui dirent que les riches les avaient devancés : ils priaient et jeûnaient comme eux, mais ils avaient en plus de l’argent pour faire l’aumône et affranchir des esclaves. Il ne leur dit pas de chercher de l’argent. Il leur apprit à glorifier, louer et magnifier Dieu trente-trois fois chacun après chaque prière, ce qui leur permettrait de rattraper ceux qui les avaient devancés (Ṣaḥīḥ al-Bukhārī 843, Ṣaḥīḥ Muslim 595). Lorsque les riches l’apprirent et firent de même, il dit : « Telle est la grâce de Dieu, qu’Il accorde à qui Il veut » (Ṣaḥīḥ Muslim 595).
Il y a là quelque chose de profondément juste. Ces paroles ne coûtent rien. Elles ne demandent ni argent, ni force, ni savoir particulier. Toute personne qui vient de prier peut les dire, et c’est précisément le but.
1. Demander pardon, puis saluer la Source de la Paix
Thawbān a rapporté que, lorsque le Prophète ﷺ terminait sa prière, il demandait pardon à Dieu trois fois, puis disait les paroles ci-dessous (Ṣaḥīḥ Muslim 591). On demanda à l’un des transmetteurs, le savant al-Awzāʿī, comment ce pardon était demandé, et il répondit : vous dites Astaghfirullāh, astaghfirullāh.
أَسْتَغْفِرُ اللَّهَ، أَسْتَغْفِرُ اللَّهَ، أَسْتَغْفِرُ اللَّهَ
اللَّهُمَّ أَنْتَ السَّلاَمُ وَمِنْكَ السَّلاَمُ تَبَارَكْتَ ذَا الْجَلاَلِ وَالإِكْرَامِ
Astaghfirullāh (trois fois). Allāhumma anta as-salām wa minka as-salām, tabārakta dhal-jalāli wal-ikrām.
« Je demande pardon à Dieu. Ô Dieu, Tu es la Paix et de Toi vient la paix. Béni sois-Tu, Détenteur de la majesté et de la générosité. »
Ṣaḥīḥ Muslim 591
Il peut sembler étrange de demander pardon juste après avoir accompli une bonne action. Mais c’est justement la leçon. Aucune prière n’est parfaite : l’esprit vagabonde, un verset est récité trop vite, une inclinaison est plus courte qu’elle ne devrait l’être. Demander pardon aussitôt garde l’adoration humble et nous empêche de considérer la prière comme une faveur que nous aurions faite à Dieu. Puis la toute première louange s’adresse à Dieu en tant qu’as-Salām, l’un de Ses noms dans le Coran (59:23). Vous pouvez en lire davantage, aux côtés des autres, dans notre guide sur les 99 noms de Dieu.
2. Affirmer que Dieu seul donne et retient
Al-Mughīrah ibn Shuʿbah dicta une lettre à Muʿāwiyah décrivant ce que le Prophète ﷺ avait l’habitude de dire à la fin de chaque prière obligatoire (Ṣaḥīḥ al-Bukhārī 844, Ṣaḥīḥ Muslim 593) :
لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ، لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ، وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَىْءٍ قَدِيرٌ، اللَّهُمَّ لاَ مَانِعَ لِمَا أَعْطَيْتَ، وَلاَ مُعْطِيَ لِمَا مَنَعْتَ، وَلاَ يَنْفَعُ ذَا الْجَدِّ مِنْكَ الْجَدُّ
Lā ilāha illallāhu waḥdahu lā sharīka lah, lahul-mulku wa lahul-ḥamd, wa huwa ʿalā kulli shayʾin qadīr. Allāhumma lā māniʿa limā aʿṭayt, wa lā muʿṭiya limā manaʿt, wa lā yanfaʿu dhal-jaddi minkal-jadd.
« Il n’y a de divinité que Dieu, Seul, sans associé. À Lui la royauté et à Lui la louange, et Il est capable de toute chose. Ô Dieu, nul ne peut retenir ce que Tu donnes, nul ne peut donner ce que Tu retiens, et la fortune du fortuné ne lui sert à rien face à Toi. »
La dernière phrase mérite qu’on s’y attarde. Al-jadd signifie la fortune, la richesse ou le rang. Al-Bukhārī rapporte, sous ce hadith, qu’al-Ḥasan l’expliquait par la richesse. Répétée après chaque prière, elle remet doucement en place votre idée de l’origine des choses. Le travail, l’échéance, la personne pour qui vous vous inquiétez : rien de tout cela ne peut donner ou retenir quoi que ce soit que Dieu n’ait décrété.
3. La centaine : gloire, louange et grandeur
C’est le cœur des adhkār après la prière, et c’est ce qui fut enseigné aux Compagnons pauvres. Vous dites :
- سُبْحَانَ اللَّهِ Subḥān Allāh — « Gloire à Dieu », 33 fois
- الْحَمْدُ لِلَّهِ al-ḥamdu lillāh — « Toute louange est à Dieu », 33 fois
- اللَّهُ أَكْبَرُ Allāhu akbar — « Dieu est le plus grand », 33 fois
- Pour compléter la centaine — Lā ilāha illallāhu waḥdahu lā sharīka lah, lahul-mulku wa lahul-ḥamd, wa huwa ʿalā kulli shayʾin qadīr
À propos de cette forme, le Prophète ﷺ a dit que celui qui la pratique après chaque prière, « ses péchés lui seront pardonnés, seraient-ils aussi nombreux que l’écume de la mer » (Ṣaḥīḥ Muslim 597). Beaucoup de savants expliquent qu’il s’agit ici des péchés mineurs. Cela reste une promesse remarquable pour deux minutes de votre temps.
Il existe aussi d’autres formes authentiques. Dans l’une, vous dites Allāhu akbar 34 fois au lieu d’ajouter la formule finale, ce qui fait également cent ; le Prophète ﷺ a dit de ces formules que celui qui les prononce « ne sera jamais déçu » (Ṣaḥīḥ Muslim 596). Et dans une forme plus courte, il a enseigné dix de chaque après chaque prière (Ṣaḥīḥ al-Bukhārī 6329). Ainsi, un jour où vous devez vraiment partir, trente reste une sunna, pas un échec.
La prière se termine par le salām. Le rappel la prolonge dans le reste de votre journée.
Pour ce qui est de compter, ʿAbdullāh ibn ʿAmr a dit avoir vu le Prophète ﷺ compter son tasbīḥ sur ses doigts (Sunan Abī Dāwūd 1502 ; jugé ṣaḥīḥ par al-Albānī). Beaucoup comptent encore sur les phalanges de la main droite. Si un compteur vous aide, le compteur de tasbih de la section Spiritualité d’Awwab compte pour vous le cycle 33·33·34, avec une légère vibration à chaque unité.
4. Āyat al-Kursī, le plus grand verset
Abū Umāmah a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui récite Āyat al-Kursī après chaque prière obligatoire, rien ne le sépare de l’entrée au Paradis, si ce n’est la mort » (an-Nasāʾī, as-Sunan al-Kubrā 9848, numéroté 9928 dans certaines éditions ; jugé ṣaḥīḥ par al-Albānī dans Ṣaḥīḥ al-Jāmiʿ 6464). C’est un seul verset, le 255e de la sourate al-Baqarah, et il porte entièrement sur qui est Dieu. Lorsque le Prophète ﷺ demanda à Ubayy ibn Kaʿb quel était le plus grand verset du Livre de Dieu, Ubayy répondit par celui-ci, et le Prophète ﷺ lui frappa la poitrine en disant : « Que la science te soit une joie » (Ṣaḥīḥ Muslim 810).
ٱللَّهُ لَآ إِلَـٰهَ إِلَّا هُوَ ٱلْحَىُّ ٱلْقَيُّومُ ۚ لَا تَأْخُذُهُۥ سِنَةٌ وَلَا نَوْمٌ ۚ لَّهُۥ مَا فِى ٱلسَّمَـٰوَٰتِ وَمَا فِى ٱلْأَرْضِ ۗ مَن ذَا ٱلَّذِى يَشْفَعُ عِندَهُۥٓ إِلَّا بِإِذْنِهِۦ ۚ يَعْلَمُ مَا بَيْنَ أَيْدِيهِمْ وَمَا خَلْفَهُمْ ۖ وَلَا يُحِيطُونَ بِشَىْءٍ مِّنْ عِلْمِهِۦٓ إِلَّا بِمَا شَآءَ ۚ وَسِعَ كُرْسِيُّهُ ٱلسَّمَـٰوَٰتِ وَٱلْأَرْضَ ۖ وَلَا يَـُٔودُهُۥ حِفْظُهُمَا ۚ وَهُوَ ٱلْعَلِىُّ ٱلْعَظِيمُ
« Dieu : il n’y a de divinité que Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même et fait subsister toute chose. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. À Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre. Qui pourrait intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il sait ce qui est devant eux et ce qui est derrière eux, et ils n’embrassent de Sa science que ce qu’Il veut. Son Kursī s’étend sur les cieux et la terre, et leur garde ne Lui pèse pas. Il est le Très-Haut, l’Immense. »
Coran 2:255
Si vous êtes encore en train de l’apprendre, essayez une phrase par semaine. Au bout de deux mois, vous le connaîtrez, et vous l’aurez récité des centaines de fois en chemin.
5. Les trois Qul
ʿUqbah ibn ʿĀmir a dit : « Le Messager de Dieu ﷺ m’a ordonné de réciter al-muʿawwidhāt après chaque prière » (Sunan Abī Dāwūd 1523 ; jugé ṣaḥīḥ par al-Albānī). Al-muʿawwidhāt sont les sourates de la demande de protection : la sourate al-Falaq (113) et la sourate an-Nās (114). Comme le mot arabe est au pluriel, beaucoup de savants y incluent la sourate al-Ikhlāṣ (112), d’où l’expression courante « les trois Qul ». D’autres n’y voient que les deux dernières. Réciter les trois couvre les deux compréhensions.
Ensemble, elles prennent moins d’une minute : une sourate sur l’unicité de Dieu, « Dis : Il est Dieu, l’Unique » (Coran 112:1), et deux qui demandent au Seigneur de l’aube et au Seigneur des hommes de nous protéger de tout mal, visible et invisible.
6. Une invocation que le Prophète ﷺ a recommandé à un ami de ne jamais délaisser
Un jour, le Prophète ﷺ prit Muʿādh ibn Jabal par la main et lui dit : « Ô Muʿādh, par Dieu, je t’aime », puis il lui conseilla de ne jamais délaisser cette invocation à la fin de chaque prière (Sunan Abī Dāwūd 1522 ; jugé ṣaḥīḥ par al-Albānī) :
اللَّهُمَّ أَعِنِّي عَلَى ذِكْرِكَ وَشُكْرِكَ وَحُسْنِ عِبَادَتِكَ
Allāhumma aʿinnī ʿalā dhikrika wa shukrika wa ḥusni ʿibādatik : « Ô Dieu, aide-moi à me souvenir de Toi, à Te remercier et à bien T’adorer. »
C’est une belle manière de conclure. Chaque formule précédente était un rappel. Celle-ci reconnaît que nous ne pouvons même pas bien nous souvenir de Lui sans Son aide.
Là où les savants divergent
L’ordre. Les récits mentionnent ces adhkār séparément et ne fixent pas une séquence unique. L’ordre ci-dessus est courant et naturel, mais tout ordre convient.
À voix haute ou à voix basse. Ibn ʿAbbās a rapporté qu’à l’époque du Prophète ﷺ, les gens élevaient la voix en faisant le dhikr à la fin de la prière obligatoire (Ṣaḥīḥ al-Bukhārī 841). Certains savants y voient une sunna permanente. D’autres, dont al-Shāfiʿī, ont compris que cela se faisait pour un temps afin d’enseigner les gens, et préfèrent une voix basse pour ne pas déranger ceux qui prient encore.
Avant ou après la prière surérogatoire (sunna). ʿĀʾishah a rapporté qu’après le salām, le Prophète ﷺ ne restait assis que le temps de dire Allāhumma anta as-salām… (Ṣaḥīḥ Muslim 592). En partie pour cette raison, l’école ḥanafite dit couramment le bref rappel, prie la sunna, puis complète les adhkār plus longs. Beaucoup d’autres savants préfèrent terminer d’abord les adhkār. Les deux pratiques sont très répandues ; demandez à un savant de confiance ce qui convient à votre situation.
Conseil : N’essayez pas de tout apprendre d’un coup. Commencez cette semaine par la centaine, ajoutez ensuite Āyat al-Kursī, puis les Qul. Rattacher chaque nouvel élément à une prière que vous accomplissez déjà, c’est la même idée que celle que nous décrivons dans comment préserver vos cinq prières quotidiennes.
Questions fréquentes
Combien de temps prennent les adhkār après la prière ?
À un rythme calme, l’ensemble de ce guide prend environ quatre à six minutes. Les cent formules de tasbīḥ, taḥmīd et takbīr prennent à elles seules environ deux minutes. Pour un jour pressé, le Prophète ﷺ a aussi enseigné une forme plus courte de dix de chaque (Ṣaḥīḥ al-Bukhārī 6329).
« Dieu est le plus grand » se dit-il 33 ou 34 fois ?
Les deux sont authentiques. Dans un récit, vous dites chaque formule 33 fois et complétez la centaine par Lā ilāha illallāhu waḥdahu… (Ṣaḥīḥ Muslim 597). Dans un autre, le takbīr est dit 34 fois (Ṣaḥīḥ Muslim 596). Beaucoup alternent entre les deux afin de faire vivre les deux sunnas.
Ces adhkār sont-ils réservés aux prières obligatoires ?
Plusieurs récits mentionnent expressément les prières obligatoires, comme celui d’al-Mughīrah sur ce que le Prophète ﷺ disait à la fin de chaque prière obligatoire (Ṣaḥīḥ al-Bukhārī 844) ; la plupart des savants rattachent donc cet ensemble aux cinq prières quotidiennes. Certains récits disent simplement « après chaque prière ». Se souvenir de Dieu après une prière surérogatoire est bon en tout cas ; l’ensemble décrit ici est la sunna des prières obligatoires.
Puis-je dire les adhkār après la prière en marchant ou en conduisant ?
Le rappel de Dieu n’est pas limité à une seule posture : le Coran parle de se souvenir de Lui debout, assis et couché sur le côté (Coran 4:103). Rester assis à sa place est la sunna la plus complète, mais si vous devez partir, terminer les adhkār en chemin vaut bien mieux que de les omettre.
Sources
Les références coraniques ouvrent le verset sur quran.com et les références de hadith ouvrent le récit sur sunnah.com, où vous pouvez lire le texte complet. Les récits de Ṣaḥīḥ al-Bukhārī et de Ṣaḥīḥ Muslim sont reconnus authentiques par les spécialistes du hadith ; pour les autres recueils, le jugement est indiqué à côté de la référence.
- Coran 4:103 : se souvenir de Dieu une fois la prière achevée.
- Coran 2:255 : Āyat al-Kursī.
- Coran 59:23 : as-Salām parmi les noms de Dieu.
- Coran 112, 113 et 114 : al-Ikhlāṣ, al-Falaq et an-Nās.
- Ṣaḥīḥ al-Bukhārī 843 et Ṣaḥīḥ Muslim 595 : on enseigne aux Compagnons pauvres à glorifier, louer et magnifier Dieu après chaque prière.
- Ṣaḥīḥ Muslim 591 : Thawbān : demander pardon trois fois, puis « Allāhumma anta as-salām ».
- Ṣaḥīḥ al-Bukhārī 844 et Ṣaḥīḥ Muslim 593 : la lettre d’al-Mughīrah : « nul ne peut retenir ce que Tu donnes ».
- Ṣaḥīḥ Muslim 597 : trente-trois de chaque, la centaine complétée par le tahlīl.
- Ṣaḥīḥ Muslim 596 : la forme avec trente-quatre takbīr.
- Ṣaḥīḥ al-Bukhārī 6329 : la forme plus courte de dix de chaque.
- Sunan Abī Dāwūd 1502 (jugé ṣaḥīḥ par al-Albānī) : compter le tasbīḥ sur les doigts.
- Ṣaḥīḥ Muslim 810 : Ubayy ibn Kaʿb et le plus grand verset.
- an-Nasāʾī, as-Sunan al-Kubrā 9848 (9928 dans certaines éditions ; jugé ṣaḥīḥ par al-Albānī dans Ṣaḥīḥ al-Jāmiʿ 6464) : Āyat al-Kursī après chaque prière obligatoire.
- Sunan Abī Dāwūd 1523 (jugé ṣaḥīḥ par al-Albānī) : les muʿawwidhāt après chaque prière.
- Sunan Abī Dāwūd 1522 (jugé ṣaḥīḥ par al-Albānī) : l’invocation enseignée à Muʿādh ibn Jabal.
- Ṣaḥīḥ al-Bukhārī 841 : le dhikr dit à voix haute après la prière obligatoire.
- Ṣaḥīḥ Muslim 592 : combien de temps le Prophète ﷺ restait assis après le salām.